90 / 91 / 92 / 94 / 95 / 96 / 97 / 98 / 03 / 04 / 05 / 06 / 07 / 08 / 09 / 10 / 11 / 12 / 13 / 14 /15

28/12/05

Sortie en Bent dans le massif des Maures.

Je me gare à Vidauban pour m'aventurer dans le massif des Maures. Les kilomètres se succedent dans un froid terrible doublé d'un vent qui non content de me ralentir abaisse la température de manière significative. Je finis complétement gélé en arrivant à la voiture avec en guise de pieds : deux gros glaçons. Enfin, on n'est pas des tapettes dans le sud.


17/12/05

petit st cassien

Pour plus de sécurité, bernard récupère Cyrille la veille au soir. Samedi matin, ils passent me chercher et nous nous retrouvons 2h après sur le plateau de la Ste Beaume. Cyrille et moi avons fait le trou il y a très longtemps, nous trouvons l'entrée assez facilement grâce au descriptif. Il fait bien froid et le soleil est plutôt timide. Nous rentrons dans le trou vers midi, bernard commence à équiper. Les broches scellées facilitent la mise en place des amarrages. Après un P17, un court boyau élargi donne sur une belle série de puits menant à -108. Nous faisons quelques photos, le flash puissant de bernard se révèle utile dans ces volumes importants. Après quelques ressauts nous contournons un P8 par la droite pour le désescalader par derrière (corde en place). Ensuite démarre le «petit méandre», où coule le petit actif en provenance du réseau des cascades. C’est une succession de passages chiants où il ne fait pas bon se promener avec un bon kit de cordes, sans parler de bouteilles de plongée. Nous équipons deux petites verticales, puis Cyrille resté en arrière ne donne plus de signe de vie. bernard continue la suite de l’équipement pendant que je part à la recherche du retardataire. 30 minutes + tard, nous rejoignons bernard. Cyrille a shunté la première corde en passant par-dessus, puis il est revenu en arrière sans s’en apercevoir et il est remonté sur ladite corde et s’est retrouvé dans la salle au départ du méandre. Se perdre dans un réseau sans diverticule faut le faire quand même ! Puis il y a un léger décalage dans les cordes, bernard équipe le puits Tampax (P20 soi-disant) avec une corde de 16m prévue pour un P6, la corde est donc courte mais on peut désescalader donc tout va bien. Les longueurs de puits entre les 2 méandres semblent assez fantaisistes, nous nous retrouvons avec du rab de corde que nous laissons avant d’attaquer le «grand méandre». Celui-ci n’est certes pas étroit à proprement parler, mais tout de même très casse-couille avec le kit équipement du fond, car plein de petits becquets (ma combi en fait les frais) et passages bas au niveau de la flotte. La punition dure tout de même 200 mètres, il y a de la mousse de crue et des restes de branches par endroit. L’arrivée du méandre Sylvette (encore + étroit !) annonce la fin de cette saloperie. Après deux P10, bernard me laisse équiper pendant qu'il mange un toc et refait sa lampe. Les spits sont plantés en dépit du bon sens, nous nous retrouvons la plupart du temps en plein sous la flotte car nous n’avons pas prévu d’amarrage nat pour cette partie. Le P22 et le P28 sont particulièrement arrosés, heureusement qu’il fait beau à l’extérieur. bernard doit installer une dév supplémentaire en haut du P28, ce qui a pour effet de me coincer au fond du puit (descendu en bas par erreur ) sous la flotte : je n’apprécie pas beaucoup. Encore 30m de méandre correct et nous descendons un P32 tombant dans la galerie terminale. Le siphon de -310 se situe 20m après, belle vasque claire de 5m de diamètre. Plutôt décevant comme collecteur. Nous faisons quelques photos. Pause bouffe de 30min pour mes 2 amis et c’est la remontée. bernard déséquipe jusqu’au méandre de -200. Cyrille se tape le kit du fond dans le grand méandre, et moi dans le petit. bernard continue le déséquipement jusqu’à -108, et sors le kit du fond en laissant Cyrille déséquiper et moi pour le surveiller....Dehors il fait -2 et le vent souffle fort, autant dire que nous rejoignons la voiture en quatrième vitesse car nous sommes trempés. Nous sortons 40 minutes + tard alors que bernard goute aux joies du chauffage dans la voiture. Nous rentrons dans le 06 dans la foulée.

les photos


01/12/05

toulon-antibes en bent 185km

Je rejoint patrice dans le train pour toulon vers 6h. Nous arrivons à toulon vers 7h50, le temps de prendre un café, nous voilà lancés. Le ciel est au grand bleu, la température est trè fraîche, et les traces de givre sur la piste cyclable nous refroidissent un peu plus et nous inspirent la prudence. Les kilomètres s'enchaînent sans histoire. Nous finissons à Antibes sans même une crevaison ce dont patrice à peu l'habitude... il continuera sur Nice en se disant qu'il va bien finir par lui arriver quelques choses. Finalement non, le brave homme arrive chez lui sans encombre mais avec quelques courbatures et plus de 200km au compteur.

Prochain défit, peut-être Grenoble-Nice 350km


18/11/05

Bernard passe me chercher vers 17h30 et nous voilà en route pour une petite sortie nocturne à l'embut de la pinée. Il y avait bien longtemps que je n' étais sorti le soir après le boulot ce qui me permet de raviver de bien nombreux souvenirs. Des que nous nous garons, jean louis (le berger) nous tient la bavette pendant un bon moment. La descente se fait sans problème, et les nombreux élargissements rendent la progression facile. La hauteur des puits n' est pas non plus un obstacle car le plus grand mesure 8m. Nous rejoignons l' actif , puis le suivons un bon moment par une belle galerie rectiligne dont la section finit par diminuer, encore quelques virages et nous butons sur un siphon vers -200. A la sortie, jean louis nous invite à venir nous réchauffer. Nous prenons un café et commençons une longue discussion géologique ainsi que l' éventualité d' utiliser l' eau du siphon, puis nous repartons les bras chargés de cagettes de poires qui sont vraiment excellentes.

Il faut que je revienne dans cette cavité après de bons jours de pluie pour faire des photos du petit collecteur de -160.


11& 12/11/05

le saut de la pucelle avec axel, link, pierre. Ce canyon est orienté plein sud, ce qui permet un super ensoleillement tout au long de la descente avec la meije en toile de fond. Le point de repère pour le débit, est la séparation en deux filets d' eau au départ de la C120. Ce repère est bien visible de la route.

La meije avec le grand stéphane et une horde de canyoneurs, nous sommes 12 au total. le rendez-vous est à 7h30 à la Grave. La température bien négative ne facilite pas la séance d' habillement, mais les 20mn de marche d' approche sont bien appréciables pour se réchauffer. La descente de ce canyon est vraiment belle, je la classe dans mon top 5 des canyons. Nous mettons 3h pour faire la partie aval. Le retour sur Grasse par le col du Lautaret se fait dans la tempête de neige.


26 au 28/10/05

canyons autour de grenoble

Axel passe me prendre vers 8h. Nous commençons sous le soleil par l'Alloix. La descente se passe sans problème. Nous enchaînons par la Pissarde. Juste le temps d'avaler un morceau, nous sommes en route pour l'infernet. Mais là : beaucoup trop d'eau, ce sera pour une prochaine fois.

le 27, notre objectif est : les cascades de grands vents. La marche d'approche débute par un chemin balisé en blanc (qu'il faut quitter au dessus du cône d'éboulis), nous le suivons pendant bien trop longtemps. Le temps passe jusqu'au moment où nous ne savons plus quel itinéraire choisir. Après 1h30 de rando improvisée, je propose à Axel de changer d'objectif, il me propose le canyon du diable. Axel passe à la cordée pour prendre le numéron de téléphone du barrage en amont du canyon. tout est ok, pas de lacher d'eau aujourd'hui. Nous effectuons une superbe descente. le soir, nous bivouacons à la chapelle en valgaudemar.

le 28, nous réveillons par une température négative. La séance de préparation sur le parking est difficile, nous laissons les voitures en marche pour profiter régulièrement du chauffage. Aujourd'hui : les cascades de Buchardet. La marche d'approche est un peu raide vers la fin mais la rencontre avec un superbe chamoix nous fait oublier ces difficultés. Les rappels s'enchaînent les uns après les autres sans problème. Nous profitons du soleil qu'une fois sortie du canyon. Sur le retour, nous admirons le départ des oules du diable.


22/10/05

canyon de la peïra avec des membres du forum : luc, ip, jean-yves et catherine.

La route dans les gorges de la vésubie est coupée, de gros blocs sont tombés sur la chaussée. Nous sommes obligés de faire demi-tour pour passer par Levens et Duranus.Je m'attendais à un débit beaucoup plus important, vu les pluies de ces derniers jours : au départ, un bon petit 0,5 l/s. Le canyon faisant parti de ceux proposés par le conseil général, son équipement est super-béton. Quelques gouttes de pluie pendant la progression. A la sortie du canyon, le soleil fait son grand retour.


 

15/10/05

équipement du cappuccino avec ilan, jo, lionel, christophe.

Avec ilan, nous prenons de l'avance pour commencer l'équipement. Nous prenons 3 kits sur 4. J'ai quelques problèmes : les cordes sont trop courtes (la 120 s'avère faire moins de 80m).Et hop encore une surprise : pas de noeud en bout de cordes sur deux kits... il me faut équiper à l'économie. Je supprime quelques amarrages pour gagner encore de la longueur. J'équipe le P50 avec la corde précédente et 3 autres cordes bien courtes, il y a même un passage de noeud que je ne peux éviter....Il me faut visser tous les maillons aciers avec la clé de 13: grrr. Nous finissons par aller au fond. Alors qu'ils attaquent la topo, je commence ma remontée.


08/10/05

en l'absence de partenaire (grrrrr) pour faire le canyon de Maubonette avec sa belle cascade de 90m et au vu de l'excellente météo de la journée. je suis parti avec le baron (vélo-couché), du village du rouret pour aller sur caussols, andon, thorenc, gréolières, et retour par gourdon et le rouret. superbe vue sur le littoral avec ce soleil.

75km en 3h10, sans dépasser 160 puls dans les montées. je suis pas trop mécontent de moi, avec quelques belles pointes en descente.


10/09/05

la cagnes / la cascade du tunnel

Au vu des pluies diluviennes de la semaine, rendez-vous à 8h au col de vence, pour descendre la cagnes. Ce matin, il ne fait pas si chaud que ça....Quelle plaisir d'effectuer cette descente avec un bon débit et un ensoleillement maximum. La remontée par le chemin de la mine est bien raide mais s'effectue facilement en moins de 45mn. Une petite pause déjeuner bien méritée puis direction la cascade du tunnel dans les gorges du loup. Christophe nous dit que le débit a considérablement baissé par rapport à hier soir...La première partie est complétement inintéressante. Je cherche un relais sur un rappel de plus de 30 mais rien. J'improvise sur un beau chêne qui permet un rappel sans frottement (hors d'eau). Ghislaine m'avouera plus tard qu'elle n'a pas aimé mon bel arbre. Un beau toboggan de 10m (heureusement car j'ai utilisé une corde de 20m et ça passe juste) permet d'accéder au relais de départ de la C100 (je pense plutôt C95). Nous trouvons en place un bon morceau de plastic (revêtement de sol) de 1,20m de long pour protéger la corde du frottement important. Quel plaisir de descendre comme une araignée dans ces gorges et de surprendre les grimpeurs en train d'officier sous ces grands surplombs.


03/09/05

le riou blanc

le temps de passer prendre cyrille à la gare et nous voilà de nouveau en route pour la tinée. Nous ne sommes pas encore prêts lorsqu'une autre équipe arrive, nous qui pensions être seuls... La marche d'approche est courte. Au premier rappel, l'équipe qui nous précède nous rejoint. Je leur propose d'utiliser ma corde, du coup nous ferons la descente ensemble. J'avais pris de quoi refaire pas mal d'amarrages, car le canyon était d'après nos dernières infos mal équipé. Mais surprise que des beaux amarrages avec goujons de 10mn et chaînes. Nous finissons pas avoir le fin mot de l'histoire : nous rejoignons une équipe devant nous qui rééquipe le canyon. ah les braves jeunes. Le débit en sympa, surtout en cette période de sécheresse. Un beau passage en aval de la passerelle vaut le détour (qui doit bien brasser avec plus d'eau). 15mn de marche retour. Nous discutons longuement avec nos nouveaux amis, et promettons de se revoir. le temps de monter dans les voitures et les premières gouttes de pluie font leur apparition.


week-end 20/21 aout 05

Labassa

ombélico del margua

J’arrive chez Bernard à 18h. Petite inquiétude car nous n’avons plus de nouvelle de Cyrille qui finit par se manifester vers 19h30. Le temps de passer le chercher, nous voilà partit vers Impéria. Pour aller au marguareïs en ford mondéo, il nous faut passer coté italien, la piste coté français est en trop mauvais état. Arrivés au col des seigneurs vers 23h30, je propose d’aller jusqu’au martel. Le camp s’étant terminé le week-end dernier, le refuge est fermé. Nous repartons pour dormir devant le penthotal. Une fois la voiture arrêtée, nous percevons le bruit d’une fuite d’air : crevaison du pneu avant droit.
Lorsque je me léve samedi matin, la roue est déjà changé (mes gentils copains m’ont laissé dormir)ou devrais-je dire la galette. Nous reprenons la piste jusqu’au col des seigneurs en redoublant de prudence car nous n’avons plus le droit à la crevaison.
Il y a une heure de marche d’approche, que de la descente : ça va faire mal au retour… Nous entrons dans le trou à midi. Les puits s’enchaînent les uns derrières les autres, en prenant rapidement du volume. Une belle remontée, nous mène à Magnana puis Giuanin. Ces passages sont une succession de montées et descentes dans des galeries de belles dimensions. Nous devons quitter la galerie principale pour prendre : el ramo dello scafoida (la partie la moins intéressante de toute la cavité), qui se trouve sur la gauche et peu évident à repérer. Je dresse un gros cairn. A ce moment nous repérons un fil téléphonique qui en fait par de l’entrée et va jusqu’au fond, ce qui résout les problèmes d’itinéraire. Une fois revenus dans la grande galerie, nous commençons à percevoir le bruit de la rivière. Nous évoluons maintenant au-dessus de celle-ci par une longue vire. Le bruit des cascades est assourdissant malgré l’étiage. Le courant d’air rafraîchi beaucoup la température. Dans ce canyon magnifique (sculpté dans un beau calcaire noir) un rappel guidé nous permet de mélanger canyoning et spéléo mais la température de l’eau est fraîche et nous avons oublié nos combinaisons néoprènes à la maison. Nous quittons la rivière pour pénétrer par une belle descente de 45m dans l’Iperspazio : galerie aux dimensions énormes et encombrés de blocs. La suite se trouve sur la gauche par une petite remontée juste 20m avant le rétrécissement de la galerie. Là, commence le royaume des concrétions très rares au marguareïs. Des formations magnifiques de gypse succèdent aux draperies et fistuleuses. Nous rejoignons à nouveau la rivière où nous progressons les pieds dans l’eau pendant quelques mètres mais il nous faut prendre une vire pour prendre de la hauteur et rejoindre la galéria dei Belgi. Après la descente de deux puits, le trou n’est plus équipé. Les cordes sont lovées et toutes accrochées à un fractio. Je commence l’équipement. Mais il nous manque un petite corde, Bernard remonte chercher la corde qui restait au fractio mais celle-ci ne suffit pas : il reste encore un petit ressaut. Bernard descend, accroches sa pédale sur l’amarrage, nous permettant ainsi d’accéder à la rivière (merci brave jeune). Nous progressons dans celle-ci pendant près de 200m pour arriver au siphon temporaire : -606 (10h avec quelques photos et du patinage dans les vires pour certain). Cyrille a l’idée saugrenue de manger ici dans le collecteur près du siphon, le temps de le raisonner, nous sommes sous la galerie des belges pour une pause bien méritée. Nous décollons pour la sortie vers 23h. Les passages s’enchaîne les uns après les autres…Je suis obligé de tomber le haut de ma combinaison en pvc qui manque terriblement de respirabilité.. La montée dans les blocs de l’hyperespace est pénible. Cyrille patine à nouveau dans les vires et peste contre, d’après lui, certains passage exposés. Les monta-cala de Giuanin et Magnana nous grignotent pas mal d’énergie. Nous finissons par arriver à la base des puits (-267). Je passe en premier. Je distance rapidement Cyrille. Les puits se succèdent les uns derrières les autres à n’en plus finir. La section de ceux-ci diminue, me laissant présager la fin de l’exploration. Encore une bonne cinquantaine de mètres (qui m’ont semblé interminable) et je finis par rejoindre la porte d’entrée. Dehors il pleut, le temps de prendre la clé de la voiture dans le sac de Bernard, je part sous la pluie vers le col des seigneurs, c’est le seul moment ou j’apprécie ma combi en pvc. 1h plus tard, mes deux amis sont là. Nous jetons tout le matos dans la voiture et reprenons le chemin de la maison. La galette nous oblige à rouler lentement. Bernard et Cyrille s’endorment rapidement, seul sans personne avec qui parler, la piste me semble interminable. Sur l’autoroute nous sommes limités à 80 km/h.


15/08/05

cascade de louch

Nous arrivons à Isola vers 9h30. Cyrille se prépare en un temps record, nous pouvons attaquer la marche d'approche avant que le soleil ne soit trop chaud. Moins de 30 minutes après, nous sommes au départ du canyon. Nous mettons les pieds dans l'eau vers 11h. Le départ est caractérisé par la progression dans une énorme buse qui nous rappelle les conduites forcées de la grotte de St Marcel. Le cadre est verdoyant et sauvage. Le canyon se verticalise : un ressaut de 5m mène dans une petite vasque suspendu donnant sur la C90. L'amarrage est en rive droite. Je n’équipe pas la main courante qui ne fait qu'un mètre. Ce sera une erreur qui me fera perdre du temps, je serais ensuite obligé de l'équiper pour pouvoir installer une pédale et attacher les kits (car une fois la corde en place, les deux anneaux laissent peu de place aux longes et autres mousquetons, prévoir 6m de corde). J'attaque la descente en quelques minutes, je suis au relais. Je passe à cet endroit 45mn à attendre Cyrille qui apparemment a dû s'endormir. Le vent déplace le panache de la cascade transformant le relais en cabine de douche type karcher... je regrette amèrement d'avoir mit juste le shorty 2mn car l'eau est froide (8°annoncé sur le topo). enfin quand le bougre arrive (il s'est bien endormi, et a eu des problèmes avec ses longes) je suis bien frigorifier. Je suis tellement heureux de le voir (car cela signifie la descente vers le soleil) que j'en oublie tout ce que je mettais promis de lui dire... Nous rappelons les cordes, rangeons la 100m et installons la 80 pour la deuxième partie. La suite comporte encore quelques petits rappels. La marche retour de 5mn au soleil est bien agréable.


la suisse à vélo

itinéraire

Samedi 16 – 3km
Nous arrivons à Lausanne vers 18h. Nous descendons vers le lac léman, sous quelques gouttes de pluie. Nous dormons au camping du vidy.

Dimanche 17 – 70km lausanne-enney
Ce matin le soleil est au rendez-vous. Jusqu’à vevey, tout va bien. Après ça se gâte, des pourcentages que la morale réprouve nous obligent à pousser les vélos. Dés que la pente revient vers les 10%, nous pouvons remonter sur nos bents. A l’évidence les itinéraires de la route 9 sont difficiles. Le soleil et la chaleur rendent la progression encore plus pénible. A valruz, nous rencontrons un couple de la réunion qui s’intéresse beaucoup au vélo-couché. Nous discutons une bonne heure autour de bons verres d’eau fraîche. Nous nous arrêtons au camping après gruyère. Nous montons rapidement la tente pour aller nous rafraîchir par un bon bain dans la rivière.

Lundi 18 - 105km enney-interlaken
Après une bonne nuit sous un ciel étoilé, direction château d’oex, où nous faisons une pause pour faire les courses et retirer de l’argent. Le parcours commence vraiment à monter vers Saanen. Marie se plaint de la chaleur. Arrivés au col (Saanen-möser). Le temps est bien couvert. L’orage gronde maintenant au-dessus de nos têtes. Par intuition, nous nous jetons dans la première grange et 2mn plus tard c’est l’apocalypse. Un autre couple sous la tourmente vient s’abriter avec nous. Nous en profitons pour déjeuner tranquillement sur la paille. Une fois les caprices météorologiques terminés, nous reprenons la route 9. Nous sommes confrontés à nouveau à des pourcentages au-dessus de 15% voir 20%, aussi bien en montée qu’en descente, ce qui nous obligent à solliciter les freins pendant de longs moments. Notre vitesse de descente se situe autour de 15km/h. Arrivés au village, nous refroidissons les moyeux et les freins surchauffés avec l’eau de la fontaine. Dans toutes les prairies traversées, les agriculteurs épandent du lisier(purin et fumier) pour fertiliser, ce qui donne ce bon parfum des alpages…putain ! Qu’est ce que ça pue ! Le temps est toujours menaçant, à zweisimmen, nous décidons de continuer par la route principale. La circulation est plus dense mais l’itinéraire en légère descente, nous permet de rouler entre 30 et 40 km/h. A winnis, l’orage s’abat à nouveau sur nous. Nous en profitons pour faire des courses et attendre l’accalmie. A spiez, nous avons juste le temps de nous mettre à l’abri dans la gare avant que des pluies violentes et incessantes s’abattent à nouveau sur nous. Les pluies se calment mais ne s’arrêtent pas, nous enfilons nos k-ways et partons sous la pluie pour interlaken. Le parcours au bord du lac est sûrement très sympa quand le soleil brille. Nous nous jetons dans le premier camping (le plus cher de suisse 36f sans la douche).

Mardi 19 – 40km interlaken-lungern
Les pluies nous ont empêchées de dormir par leur violence, quelques gouttes d’eau ont perlé dans notre tente rendant la nuit agitée et pauvre en sommeil. Petite visite d’interlaken où l’architecture traditionnelle suisse côtoie le modernisme. Petite halte au supermarché pour faire quelques courses mais ici peu de gens parlent le français : tout est écrit en allemand. Nous essayons certains produits locaux avec succès et d’autres avec regrets.
Faisant confiance à notre expérience de la route 9 et les pluies torrentielles de la nuit. Nous ne prenons pas la 9 qui nous faisait passer par de la piste et du chemin forestier bien raide…Donc c’est à une vitesse de croisière de 25km/h que nous rejoignons brientz sans trop de dénivelé puisque la route suit les berges du lac. Plus loin, nous attaquons la brunig pass (1008m) à 10% et plus. 300m avant l’arrivée, marie marche un peu, sans entraînement ce genre de parcours n’est pas des plus facile. Pause déjeuner au col, où nous rencontrons des belges qui veulent effectuer le même parcours que nous (la route 9 et 5) mais aussi de l’escalade : ce qui se traduit par un chargement impréssionnant avec une remorque qui a des allures de porte-containers. Nous descendons vers lungern, où nous attend un paysage de carte postale. Le soleil brille, nous en profitons pour tout faire sécher. Le soir, au dîner, marie sort un fromage infernal qui sent la même odeur que les prairies…

Mercredi 20 – 90km lungern-zug
Enfin une bonne nuit de sommeil, dans un camping tranquille et un cadre magnifique. Nous commençons par de la descente jusqu’à giswill. La 9 emprunte à partir d’ici des itinéraires très sauvages (souvent de la piste). Nous longeons le lac alpanacher see par une piste cyclable suspendue au-dessus de l’eau. Nous nous égarons dans horw à cause de quelques travaux. Marie veut s’arrêter mais je préfère continuer, pour n’avoir que 30kms à faire l’après-midi. Nous nous arrêtons peu avant luzern, près d’une galerie marchande où je peux acheter un poulet rôti tant désiré par marie. Après le repas, ces yeux commencent à brûler et en quelques minutes, elle ne peut plus les ouvrir. Heureusement nous avons du collyre et quelques 20mn plus tard, elle commence à voir quelque chose. Elle est sure que cela vient de ses allergies, et comme elle a oublié ces zyrtec, direction la pharmacie de la galerie, d’où elle est revient avec le produit miracle. A luzern. Nous sommes impressionnés par cette cité aux airs médiévaux mais dont certains bâtiments trahissent la modernité. Ici la signalisation est triple : voiture, vélo, piéton. Plus un mot de français, tout le monde parle allemand. Dans cette ville peu de voiture mais d’immenses parking où sont garés des centaines de vélos rarement attachés. La suite de la 9 est toujours sauvage. A gisikon, nous nous promenons dans un grand parc parmi des oies sauvages. Nous arrivons enfin à zug, le soleil nous a fait prendre quelques couleurs. Le camping est coincé entre le lac et la voie ferrée où passe un train toutes les 2mn, nous encourage à réfléchir sur la journée de repos que nous devions passer ici. Marie décide : si les trains l’empêchent de dormir, nous levons le camp et décalons la journée de repos.

Jeudi 21 – 90km zug-walenstatd
Encore des pluies torrentielles pendant la nuit avec de forts coups de vent, et si cela ne suffisait pas : les trains et les automobilistes (route cyclable au milieu du camping), certains cyclistes très bruyants à 2h du matin, ont participé à la mauvaise nuit que nous avons passé. Ce matin il pleut encore, nous plions le camp sous la pluie. A 9h, nous sommes déjà en route pour rapperswill. Nous shuntons une partie de la 9 qui annonce des pentes à 22%. Finalement la pluie nous laisse tranquille jusqu’au déjeuner. Le ciel couvert maintient une température fraîche que marie apprécie. En remontant sur hutten la pente dépasse les 10%. J’essaye de passer le petit plateau mais la chaîne se bloque, coupant instinctivement mon effort pour éviter toute casse : ma vitesse chute et moi aussi par la même occasion. Le temps de remettre tout en ordre, nous devons pousser les vélos pour trouver où la pente s’adoucit pour pouvoir repartir. Malgré les vestes et les k-ways, nous avons froid dans la descente vers plaffikon. La pluie se remet à tomber, nous nous réfugions sur une terrasse pour prendre un café, histoire de nous réchauffer. Nous empruntons des pistes le long de lacs, rivières, canaux. Je ne sais pas si c’est le café ou le stimol que marie a mis dans mon bidon mais je m’arrête toutes les 30mn pour faire pipi. La piste cyclable passe ici par de longs tunnels (uniquement pour les vélos) bien éclairés. Le long du lac walensee, une petite pente autour des 20% , nous obligent à pousser. Nous nous installons vers 17H30, il se met à pleuvoir mais ce n’est pas surprenant.

Vendredi 22 – repos
Encore une petite nuit de sommeil, les suisses allemands ne savent pas ce qu’est le respect du sommeil des autres. Les trains et la carrière près du camping nous réveillent vers 8h. impossible de se baigner car le soleil ne fait que de courtes apparitions. Ce soir comme d’habitude : il pleut.

Samedi 23 – 50km walenstatd-busmig
La nuit a été encore pire que la précédente : du vrai bordel jusqu’à 3h du mat. Nous plions que le camp plus vite que d’habitude, usés par le manque de sommeil. Le ciel est couvert et le soleil ne fait que de courtes apparitions. A werdenberg, nous allons voir le camping : tout petit. Effrayés d’être cernés par des gêneurs nous continuons. Nous passons devant le lichtenstein. Peu avant sennwald, marie avoue sa fatigue. Au lieu dit : busmig, un beau champs nous tend les bras, juste le temps de demander la permission et nous voilà installés. Pour ce soir, ce sera bivouac sans douche mais en espérant du calme. Une heure à peine avoir planté la tente, les cloches de l’église toute proche se mettent à sonner avec pas moins de 6 tonalités différentes pendant 15 mn, ouf enfin cela s’arrête. Si cela ne suffisait pas vers 19h commence le concert de hard-rock à quelques centaines de mètres. Finalement vers 22h, le calme revient….ZZZZZZ

Dimanche 24 – 90km busmig- bischoffzell
Enfin une vraie nuit de sommeil réparateur. Nous nous réveillons vers 7h15 : la bonne idée car à 7h30, les cloches infernales en remettent une couche. Nous roulons sur les berges du rhin par une superbe piste cyclable qui nous permet d’aller à plus de 25km/h. Nous sommes maintenant en Autriche, pour revenir en suisse, les automobilistes doivent passer devant les douaniers alors que piétons et cyclistes passent à quelques mètres par une passerelle en bois apparemment dans l’indifférence totale. Impossible de faire des courses, nous sommes dimanche : va falloir se serrer la ceinture. Nous voilà à rorschach : la fin de la route 9. Il est 14h, trop tôt pour se poser dans un camping. Nous décidons d’attaquer le retour par la route 5 jusqu’à bischoffzell. Cette nouvelle route nous offre aussi quelques bons raidillons. Il commence à pleuvoir. Arrivés au camping, marie se jette dans sa douche tant désirée depuis 48h. le ciel se déchaîne, il pleut très fort sans interruption.

Lundi 25 – 65km bischoffzell-winterthur
Il a plu encore toute la nuit, parfois de manière très violente. A peine le camp levé que la pluie se remet à tomber. Nous enfilons nos k-ways avant nos premiers coups de pédale. Direction bischofszell pour le ravitaillement car nous n’avons plus rien à manger. Nous n’avons pas encore pris notre petit déjeuner. Apparement beaucoup de pistes pour l’étape du jour. Il est difficile de progresser sur celles-ci car les pluies les ont rendus bien molles et boueuses. Notre vitesse tourne autour des 12km/h. Quelques erreurs de panneaux égayent la progression jusqu’au moment où mon pneu arrière éclate (le flan s’est déchiré sur 10 cm) sûrement à cause du poids et des contraintes chaotiques et abrasives de la piste. Will n’est qu’à 3km, il me faut pousser le vélo jusqu’à la possibilité d’acheter un pneu neuf. Je demande quelques renseignements à un jardinier. Il est italien et ne parle qu’allemand ou italien, cette randonnée à vélo fini par se transformer en séjour linguistique. Il me propose de m’emmener acheter ce qu’il me faut et de me ramener. J’abandonne donc marie et les vélos, je reviens à peine 20mn plus tard avec 2 pneus neufs et une chambre à air. Nous remercions grandement notre sauveur et une fois la réparation effectuée, sans une goutte de pluie (ouf !), nous reprenons la route pour winterthur. Nous sommes beaucoup plus fatigués que d’habitude, alors que nous n’avons même pas 50km au compteur. Le soleil sort mais avec la pluie. Enfin winterthur, nous traversons la ville rapidement pour trouver le camping car nous savons d’expérience qu’il va bien nous tomber une super averse. L’orage éclate alors que nous sommes encore à 5km du camping, des trombes d’eau s’abattent sur nos têtes, nous obligeant à nous réfugier dans le premier abri. Comme cela ne se calme pas, nous continuons sous le déluge. Nous montons le camp sous la pluie (on a pris l’habitude). La réception du camping ouvre à 19h, Marie doit attendre pour pouvoir acheter son jeton pour la douche. L’orage se renforce, il pleut bien encore pendant 2 bonnes heures. Nos affaires commencent à bien être humides, nous faisons sécher les papiers et la pochette de l’appareil photo à la bougie.

Mardi 26 – repos
Au réveil, un peu de pluie comme d’habitude mais elle cesse rapidement. Nous allons en ville vers 10h où nous pouvons assouvir notre envie de frittes au mac donald. Le midi, nous n’osons pas nous jeter à l’eau pour déguster les spécialités locales, et optons pour une traditionnelle pizza. Le soleil est maintenant bien installé, nous remontons au camping pour faire une bonne lessive et sécher toutes nos affaires. Prés de nous, ce sont installés des gens du 06, ils habitent peymeinade et partent pour la finlande. Ce soir, le ciel est bien dégagé mais nous nous préparons psychologiquement à nous réveiller sous la pluie.

Mercredi 27 – 110km winterthur-aarburg
Réveil à 7h30, au milieu d’un brouillard écossais. Nous pouvons voir les gouttelettes d’eau s’agglutiner à tout ce qu’elles touchent… finalement cette purée se lève pour céder la place au grand bleu. Une petite pente à 17% pour nous rappeler que nous sommes en suisse. Le soleil tant attendu va nous faire souffrir, la chaleur nous étouffe et ses rayons nous brûlent la peau. Nous déjeunons à baden. La suite du parcours passe par des pistes bien ombragées ce qui nous permet d’échapper un peu au soleil, mais nous ne perdons pas une occasion de nous rafraîchir : fontaine, baignade dans la rivière. Nous faisons un petit détour pour visiter très rapidement aarau car les kilomètres s’accumulent. Nous nous posons vers 18h au camping (entre la voie ferrée et l’autoroute), il fait encore très très chaud.

Jeudi 28 – 85km aarburg- gerolfingen
Il est 9h, la chaleur est déjà présente ce qui laisse présager une dure journée. Le parcours est assez monotone, au milieu des champs de céréales (maïs, blé, tournesol géant). Parfois nous nous faisons arroser par les souffles des moissonneuses-batteuses qui crachent d’énormes nuages de poussières et de foin. La visite de solothurn casse un peu la monotonie de cette journée qui nous écrase par sa chaleur. Marie crève au milieu des champs, pas un coin d’ombre pour réparer. Nous roulons sur les berges de l’aar, ce qui nous permet de nous baigner pour nous rafraîchir. Nous croisons une vingtaine de cigognes dans un champ. Arrivés au camping de stuz, celui-ci ressemble à une usine, nous préférons continuer jusqu’à gerolfingen. Apparement ici, on parle un peu français. A peine installés, nous allons nous baigner dans le lac (bielersee).

Vendredi 29 – 75km gerolfingen-yverdon-les-bains
Encore une courte nuit, vers 23h tout le camping s’est mis à faire sa vaisselle. Vers 1h du matin, un gros orage sévit au-dessus de nos têtes, avec de grosses pluies. Il nous faut aller jusqu’à estayer le lac pour acheter à manger, après 50km nous arrivons devant une superette qui ferme à midi : il est 11h58, juste. Des que nous descendons vers le lac pour manger et se baigner, le soleil se cache. Nous prenons bien notre temps car cet après midi, il nous reste que 25km à parcourir. Nous nous posons au camping des iris vers 16h. A peine arrivés en ville pour faire du shopping que la pluie fait son apparition mais elle cesse rapidement. Le ciel lui reste bien noir. Vers 20h, ça recommence mais de manière violente avec de grosses averses et rafales de vent. Aujourd’hui nous avons appris que le 1 août est fête nationale en suisse (Les origines de la Fête Nationale Suisse
La fête nationale Suisse commémore un traité d'alliance passé au début du mois d'août 1291 entre "les hommes de la vallée d'Uri, la communauté de Schwytz et celle des hommes de la vallée inférieure d'Unterwald". Ce traité est considéré comme le début officiel de la Confédération Suisse, même si les structures de la Suisse actuelle ont été posées en 1848).

Samedi 30 – 80km yverdon-les-bains-morges
Il a encore plu toute la nuit. Nous nous réveillons à 5h30, il pleut encore : nous sommes prêts à rouler sous la pluie. A 8h le ciel s’éclairci et nous laisse partir sans k-ways. Aujourd’hui nous n’avons que 50km à parcourir. Avant d’arriver à lausanne , nous passons par des pistes bien défoncées et boueuses. Nous visitons la ville qui est bâtie sur une colline ce qui rend la visite en vélo bien physique (300m de dénivelé entre le bas et le haut de la cité). Nous allons jusqu’à la cathédrale d’où nous avons un super point de vue. Nous profitons de la descente pour passer devant d’autres monuments, puis par la gare pour acheter nos billets de train. Nous continuons sur morges. A force de faire du tourisme urbain sur nos vélos, nous finissons par avoir 80km au compteur, soit 30km de plus que prévu.

Dimanche 31 – 5km
Nous prenons le train à morges pour genève. Nous avons 3h pour visiter la ville avant de reprendre le tgv pour nice.


Ce qui nous a marqué en suisse
- La pluie
- Les % des pentes
- Les rayons charcuteries immenses dans les magasins
- Le royaume du vélo (beaucoup plus de vélos en ville que de voitures)
- L’irrespect des suisses allemands pour le sommeil des autres.
- Les douches payantes dans les campings


Vacances cyclo en famiille sur les pistes cyclables de la Gironde.

On the road again : les pistes cyclables de la Gironde.
Nous partons le mardi soir juste après le brevet des collèges. Surprise sur le quai de la gare, il n’y a pas de compartiment vélo sur notre train. Nous entreposons les vélos sur la plate-forme tant bien que mal… Le matin à Bordeaux nous n’avons que 20mn pour changer de train, avec toutes nos affaires cela semble bien court.
Mercredi 49km
Enfin nous sommes à Facture. Nous nous égarons un peu dans la forêt avant de retrouver la piste cyclable. Le soleil joue à cache-cache avec les nuages, et quelques gouttes de pluie nous obligent à sortir les K-ways alors que dans le sud règne la canicule. Nous arrivons chez optima à Andernos vers les 12h. Pas de porte-bagage pour le dolphin de Marie. Nous échangeons quelques plaisanteries avant de continuer notre route pour le camping du Truc vert, mais c’est au camping municipal des pastourelles (au bord du bassin) à Claiouey que nous dormons. Nous montons les tentes rapidement car le ciel est toujours menaçant. Repas, ballade au bord du bassin animent la fin de soirée.
Jeudi 60km
Après une bonne nuit de repos, nous voilà prêts à repartir. Les pluies de la nuit ont empêché notre linge de sécher. Pour plier toutes nos affaires, il nous faut bien 2h pendant lesquelles le ciel ne versera aucune goutte de pluie. En route pour le truc vert. Nous apercevons deux biches qui nous suivent sur plusieurs centaines de mètres avant de disparaître entre les pins. Nous faisons une pause déjeuner sur la plage du Grand Crohot. Quelques km avant Lacanau, la pluie refait son apparition. Une terrasse couverte nous permet de nous mettre à l’abri juste avant le déluge. C’est dans la tempête (pluie et vent) que nous arrivons à Lacanau. Les campings de Lacanau-océan sont hors de prix entre 80 et 100 euros à 4 avec des vélos pour deux nuits. Nous décidons d’aller vers le lac, où au lieu dit «le moutchic » le camping du lac nous accueille. La pluie ayant cessée, nous montons le camp tranquillement.
Vendredi 50km
Cette nuit la pluie est tombée en abondance. Notre linge n’a pas encore pu sécher. Aujourd’hui la journée est annoncée plus ensoleillée. Nous nous dirigeons vers Maubuisson, au bord du lac de Carcans-Hourtin. La piste qui nous y mène, est ponctuée de petites montées et virages. Nous déjeunons sur la plage de Maubuisson, puis reprenons la route vers Bombannes. Vers Malignac nous découvrons une magnifique plage, sauvage et déserte. Le manque de panneau, la forêt, les nuages cachant le soleil, nous ne savons plus trop dans quelle direction aller. Le compas de ma montre m’est alors d’une aide précieuse pour aller vers l’Ouest : l’océan. Nous finissons par revenir à Lacanau par des bandes cyclables étroites et peu agréables par leur revêtement bien abîmés. Nous dégustons une bonne glace bien méritée car maintenant le soleil brille de tous ces feux. S’en suit 4 bonnes heures de shopping au gré des boutiques de Lacanau. Un petit passage pour le ravitaillement, nous voilà sur le chemin du camping. Le soleil brille encore très fort : idéal pour une petite baignade dans le lac. Nous avons tous pris quelques petits coups de soleil. Ce soir, après 3 jours de vélo, les filles ont toujours le moral, la température est plus clémente : nous dînons sans veste.
Samedi 50km
Enfin que du ciel bleu. Nous démarrons vers 10h30, direction Lacanau-ville pour le ravitaillement. Nous empruntons la nouvelle piste vers andernos : deux lignes droites de 10km. Vers 13h, une pause déjeuner dans la forêt. Nous arrivons vers 14h30 à Andernos. Nous nous installons dans les jardins près de l’église, ce qui nous permet d’avoir la plage, la fontaine et de l’ombre. Pour le goûter, je fais chercher des glaces et des yaourts, la supérette est à 200m. Nous repartons vers 16h30 pour le camping : le coq hardi (sur la commune de Lanton, au port de Cassy). Un bon bain dans la piscine nous débarrasse de la fatigue. Aujourd’hui nous avons souffert de la chaleur, la crème solaire à remplacer les imperméables. Le soir, nous nous promenons sur le sentier du littoral, d’où nous avons une vue superbe sur le bassin avec le soleil couchant.
Dimanche 50km
Retour sur Arcachon. Markus nous rejoint au camping et fait un bout de route avec nous. La chaleur est étouffante. Les filles commencent en avoir un peu marre. Une bonne glace à Arcachon, leur rendra un peu le sourire. Nous prenons le train plutôt que prévu. Un resto chinois à Bordeaux, 11h de train : nous voilà de retour à Nice.
Le bilan de ces quelques jours en famille est positif. Tout c’est bien passé, nous parlons déjà de repartir l’année prochaine sur les bords de la Loire et ses châteaux.

vidéo : On the road again


25/06/06

la clue d'aiglun avec mes amies parisiennes : Roxanne, Laurence et Pierre de Grenoble. Descente du canyon sans problème. Le faible débit permet de se passer des mains courantes et de descendre dans le bouillon. Nous nous donnons rendez-vous au rassemblement canyon dans l'ain, qui aura lieu au mois de septembre.


week-end 18/19 juin

spéléo à l'antre des damnés

le premier rendez-vous est fixé chez moi , vendredi à 17h. Nous récupérons fofo au passage et nous voilà sur la route Napoléon en direction de Grenoble. La conduite sportive de Bernard provoque quelques nausées aux passagers arrières (fofo et napo). Arrivée à Corençon vers les 23h, nous empruntons la piste tant qu 'elle est praticable. Un petit dîner et do do. Je suis bercé par le bruit du gonfleur de fofo... Nous démarrons la marche plus tard que prévu.Un randonneur, nous averti que normalement il est interdit d' emprunter cette piste en voiture, nous sommes dans le parc. Nous mettons bien en vu dans la voiture un petit papier indiquant: spéléo-portage de matériel. Ayant opté pour la première solution pour l'accés au trou, après deux bonnes heures de marche : nous n' avons aucun problème pour le trouver. les indications et repères sont évidents. Le gps de fofo n'a été là que pour nous rassurer. Entrée dans le trou vers 12h30,le courant d'air soufflant est violent et glacé. Fofo ne comprend pas comment on peut laisser une étroiture si près de l' entrée, si ça ne tenait qu 'à lui, le problème serait vite réglé. Bernard équipe suivi de fofo, napo et moi restons en arrière pour faire des photos. La condensation dégagée par les équipeurs montent dans les puits ce qui rend pratiquement les photos impossibles. Nous les rejoignons au sommet du P205, fofo se proposent de rester avec moi pour les photos. Nous attendons plus d' un heure pour commencer à descendre ce grand puits, mais ce n' était pas suffisant : l' équipement n' est pas fini et c' est sur un beau palier que nous continuons notre attente. La première partie de ce puits équipé avec la corde en 8mn neuve, glisse beaucoup,il faut être vigilant lors de la descente. La suite se descend sans problème. Arrivés à la galerie des titans, nous sommes un peu déçus par ses dimensions. Nous mangeons un morceau près de l' actif avant de poursuivre vers le fond. En cours de route, fofo a des problèmes intestinaux (sûrement une gastro) et moi , j' ai pris un bon coup de chaud dans un méandre: je ne me sent pas bien. Une fois déshabillé, ma température se stabilise et je reprend le moral. Fofo préfère remonter doucement et nous attendre près de l'actif dans la galerie des titans.Nous continuons donc à trois. Arrivés au siphon, c' est la déception: le parcours posséde quelques passages chiants et l' accès au siphon est de petites dimensions. En nous basant sur la description du bouquin, je pense qu' il faut mieux aller dans les amonts: la rivière orange et la grande salle offrent sûrement plus d'interêt. Nous rejoignons fofo (qui lutte contre sa gastro...et cède souvent aux pressions intestinales) vers 11h45, le temps passe si vite...nous n' avons pas le temps et la motivation d' aller dans l' amont. Nous attaquons la remontée, je déséquipe jusqu'au sommet du P205, Bernard prend la suite. Le manque de sommeil et la fatigue se font sentir. Les ressauts non équipés (cordes facultatives sur le topo) sont pénibles à remonter, sauf un, le premier où j' avais un peu obligé bernard à mettre une corde (je lui avais mis dans le kit en lui disant au dernier moment), L'étroiture de l' entrée est bien pénible mais c' est le dernier obstacle. Il est 8h, nous sommes enfin dehors. Une fois tous les sacs bouclés, nous attaquons le retour avec une petite inquiétude pour la voiture: pv ou pas pv (c' est 1000 euros le pv). Le retour est interminable, les sacs nous semblent avoir doublé de poids. fofo n' étant toujours pas au mieux de sa forme, napo prends ces kits. Avec sa claie de portage ce pauvre garçon ressemble à une fourmi transportant un morceau de sucre... Enfin la voiture ,et sans coupon sur le pare-brise. nous chargeons rapidement les sacs et allons mangé à la sortie de corençon. Pour le trajet du retour je conduis pratiquement tout le long. J' opte pour la 202, pour éviter que nos amis soient malades, mais les embouteillages, rallongent considérablement le temps de retour : fofo en profite pour dire que si nous étions passé par Castellane, il y a longtemps que nous serions arrivés Il est pratiquement 19h quand j' arrive à la maison. Bernard et cyrille arriveront vers 21h , obligés de passer par vence et gattières pour shunter les 17km de bouchon sur l' autoroute: merci le triathlon.


Week-end 11/12 juin

A la suite de mon message sur le forum, pour la descente des Ecouges. Nous sommes une bonne équipe : Karine et Fabien de Montpellier, Jean-louis de Lyon, Axel de Grenoble. Nous avons rendez-vous le samedi matin à 9h au village de St gervais devant l’église, tout le monde est ponctuel, ce qui est bien agréable. Nous laissons une voiture en aval de la troisième partie des Ecouges (dont la descente est interdite). Nous nous serrons pour monter tous dans la voiture d’Axel. Séance d’habillage classique. Sur la route Axel, nous montre une variante pour le début de la descente qui s’appelle le Gaz qui nécessite quelques minutes de marche, à faire absolument quand ça coule (car on ne rate rien d’intéressant dans les écouges). Bonne ambiance dans ce canyon aquatique et vertical. Les mains courantes pour accéder aux amarrages rendent la progression plus intéressante ( plus difficile pour certains). Un groupe d’une dizaine de personnes devant nous patine un peu, ce qui nous contraint à quelles bonnes attentes avant de pouvoir poser nos rappels. Nous les doublons à la C65 car nous équipons rive droite pour descendre dans le bouillon. Une petite pause déjeuner où nous apprenons que les chauffeurs du groupe devant nous se sont fait fracturer la voiture sur le parking amont (un sac à main, laissé sur la banquette en serait l’origine) et nous repartons pour la deuxième partie, moins encaissée et donc plus ensoleillé. De nouveau, un groupe devant nous ralentit la progression. Jean-louis décide d’équiper une main courante rive gauche pour s’entraîner, ce qui donne l’occasion de comparer les techniques et d’ouvrir une discussion animée.
Retour par le chemin jusqu’aux voitures sans encombre. Une petite bière nous permet de mettre au point la journée de dimanche. Jean-louis rentre ce soir sur Lyon. Axel contact deux amis : Fred et Miguel pour venir dans le Ruzand avec nous. karine et Fabien et moi allons au camping municipal de Pont en Royans, bien tranquille.
Dimanche matin rendez-vous à St Pierre de Chèrennes à 9h devant l’église. Apparemment Aujourd’hui, ce sera plus tranquille : le Ruzand est moins fréquenté. D’après les souvenirs de Fred le canyon est peu aquatique, Axel prend juste le bas le la combi et un lycra manche courte pour le haut, et moi : un shorty et une combi spéléo. Finalement le choix de la combinaison entière est l’idéal. Axel m’impressionne par sa résistance au froid avec ces manches courtes….car moi je ne suis pas à la fête dans mon shorty. La descente de la C150 s’effectue avec plusieurs relais, deux minimums .. Pour éviter tous frottements, on peut utiliser deux relais supplémentaires (idéal pour le pendule d'accés du deuxième relais qui se situe sur le bombé 8m vers la rive gauche, sinon il faut mettre une déviation pour penduler) situés à 3m en dessous du premier amarrage et 8m en dessous du premier relais. Ce qui nécessite l’utilisation de deux petites cordes supplémentaires. le site est vraiment magnifique, le panache de la cascade se promène au gré du vent ce qui a pour effet de transformer à certains moment le dernier relais en cap horn. Quelques mètres plus loin nous enchaînons avec une belle cascade de 70m : un premier rappel de 15m avec déviation permet d’accéder au relais. Le canyon est toujours encaissé et ponctué de petites cascades. Important : vers la fin, se méfier en rive droite d’un beau couloir de chutes de pierres dont nous observons l’activité devant Fred prenant des photos. De retour aux voitures, nous nous promettons de remettre ça ensemble. Nous avons pris rendez-vous pour descendre le raton le 14 juillet, les cascades de grands vents dès que ce sera possible. Un rapide au revoir et je prends le chemin du retour par Valence.


28/05/05

le samson, avec toute l'équipe et un autre Pascal.. Lionel vient me chercher, nous avons rendez-vous à breil vers 7h30 c'est tôt. Ilan se fait du soucis pour sa voiture avec la piste. il démarre doucement puis s'excite et veut doubler le Jo. Il me faut le calmer pour la survie de sa 205. Arrivés au parking, petite pause mécanique car Jo a crevé, et la bombe anti-crevaison n'a pas été très efficace. J'ai un petit pincement à revenir au samson, où nous étions, il ya quelques années tous les week-ends pour faire les escalades et tant de premières. J'ai amené le matos photos, histoire de mettre des images sur ce trou. La séance a pour but de récuperer des cordes. Nous nous divisons en deux équipes, je vais déséquiper le réseau des petits choux-fleurs où j'ai fait la première avec Bernard. Je loupe le départ du puit et me retrouver avec Pascal au même endroit où Christophe s'était perdu, endroit immonde où tout n'est que boue.... demi-tour et cette fois-ci, tout va bien. A la remontée, Pascal et Christophe me font tomber pas mal de blocs sur le tête, ce qui déclenche de ma part un concert de jurons...et c'est pas fini car ilan est en train de déséquiper le premier puit de ce réseau : grrrr.... On fini par tous se rejoindre pour un bon casse-croûte. Je suis content de voir que les plaquettes que j'avais fabriqué sont toujours là et en bon état. La remontée se fait avec des petits problèmes de bloqueurs , pas étonnant vu la boue. Nous sortons de jour : bien agréable mais les moustiques nous attaquent furieusement ce qui terni un peu ce moment de bonheur. Surtout qu'Ilan avait gardé les clés de la voiture donc impossible de se changer avant son arrivée. il est bien sûr, sorti le dernier.


22/05/05

Nous nous retrouvons au parking à la sortie de Mandelieu comme prévu. Saskia,Ghislain et Jean-luc sont au rendez-vous comme prévu. Avec mes deux filles et une de leur copine, un total de 8 dont 4 vélos droits. Nous sommes tous impressionnés par le vélo de Ghislain : un python (vélo-couché sans guidon!). En chemin nous croisons un autre bentrider. Quelques coups de pédales plus tard, nous arrivons sur la plage du débarquement entre Agay et St Raphaël. Le soleil est au rendez-vous et le cadre est superbe. Après le repas, les filles se prélassent au soleil sur la plage, j'en profite pour faire un rapide plongeon puis un petit essai du python! et nous voilà repartis, avec un fort vent de face qui s'atténue au fur et à mesure que l'on approche de Mandelieu. Marie a quelques problèmes avec son genou mais finit la sortie sans trop souffrir (52km). Le temps d'échanger encore quelques impressions et autres remarques, les vélos finissent dans les voitures. Nous nous promettons de remettre ça mais après l'été.

vidéo


14 et 15/05/05

Congres de spéléologie à Narbonne.

Je vais chercher Cyril à Monaco (que j'ai pas reconnu sans ses cheveux et 7ans de plus), puis Bernard passe nous chercher à la maison. Quelques heures de Ford Mondéo plus tard, nous sommes à Narbonne-plage où nous cherchons un coin pour dormir. Une villa sans portail au bord de la plage fait l'affaire. On s'installe pour manger dans le jardin. Un splendide labrador nous rend visite. Nous nous couchons vers 0h30, le chien commence par vouloir embrasser Cyril, se coucher sur nous, nous avons dû mal à nous en débarasser. Vers 2h30 la pluie fait son apparition, obligation de déménager sous un porche de l'autre coté de la maison. Plus tard le vent se renforce, envoyant la pluie sous le porche, ne laissant de la place que pour 2 personnes. Redéménagement pour moi dans un porche d'une villa voisine . Tout ceci avec notre copain le chien....

Samedi

Enfin le congrès, passage par l'accueil pour s'inscrire, puis un rapide tour dans les stands qui nous mettent l'eau à la bouche : trop de beaux matos...on va casser sa tire-lire ce week-end. Rapidement, nous nous dirigeons vers la première cavité: Barrenc de la serre (-465 équipé jusqu'à -330). 40 mn de marche. Sur la crête le vent est terrible. A l'entrée, nous croisons des spéléos qui nous renseignent sur la température du trou: le vrai sauna. Je me déshabille pour ne garde qu'un petit lycra. Le temps de prendre quelques photos (merci Bernard), nous remontons rapidement pour enchaîner avec le barrenc de Grande combe ( -185 équipé jusqu'à -120). Les puits se succédent aux rythmes de quelques photos. Puis Bernard, impatient s'enfuie vers le fond. Nous le rejoignons plus tard , pour remonter tous ensemble. Le retour sur la piste se fait de nuit, nous arrivons à la voiture vers 23h. Dommage, nous ne pourrons retourner au congrés pour voir les copains, et surtout JO, à qui nous ne pourrons montrer nos splendides badges. Vers minuit, nous partons pour feuilla, histoire de nous rapprocher de l' Aven de l'hydre . Nous trouvons un champ de vigne à notre goût pour dormir.Les lumières clignotantes des éoliennes et la rave-party qui se déroule de l'autre coté de la colline, donnent à ce champ un air de boite de nuit géante...

Dimanche

Encore 45mn de marche pour l' Aven de l'hydre , et ça monte... la vue sur la mer est toujours aussi superbe. Nous descendons jusqu'au fond. Pas mal de traces de tirs, nous laissent supposer le travail accompli dans ce trou. Aujourd'hui, j'ai pris beaucoup d'eau dans mon kit , car les trous dans le coin sont secs et très chauds. Les mousquetons des déviations sont horriblement durs à ouvrir...Je ne m'attarde pas au fond et encourage mes amis à faire de même, car j'aimerais bien repasser au congrès faire mes petits achats. Nous arrivons à la voiture vers 17h et apprenons que le congrès ferme à 18h pour le banquet. Donc pas d'achats mais réjouissons nous des économies réalisées. De retour sur l'autoroute, pour arriver vers minuit à Valbonne.


05/05 au 08/05/05

Rassemblement des spéléos du CAF en Ardéche.

Jeudi
Nous arrivons à Vallon pont d’Arc vers 13h. Une petite visite au comité d’accueil pour remplir les formalités, puis nous allons nous installer au camping. Je rencontre Eric David, nous décidons d’aller faire l’aven des neuf gorges (un grand puit de 90m avec quelques belles concrétions comme en possède l’Ardèche).
Vendredi
Traversée Despeysse-St Marcel , Heureusement que Sylvain est là pour ralentir un peu la troupe, ce qui me permet de faire quelques photos pendant que Pascal et Thierry courent devant. J’aurais aimé passer plus de temps pour explorer les diverticules mais l’impatience de certains membres de l’équipe, nous ramènent toujours vers l’itinéraire principal. Nous sortons vers 14h. Les 4 fantastiques sont rentrés après nous et sont sortis avant nous par l’entrée aménagée, sous les jurons des proprios… Ma cheville a donné de gros signes de faiblesse. Ce sera tout pour aujourd’hui.
Samedi
Event de Foussoubie le matin, la visite s’effectue en moins d’une heure, malgré les photos. Une pause déjeuner et nous enchaînons sur L’aven Rochas-Midroï (belle série de puits), Eric et les autres veulent tenter la traversée Rochas-Midroï par l’étroiture syphonnante. Je préfère remonter pour ne pas abîmer le matos photos. Ils ne réaliseront pas la traversée (problème d’itinéraire) et me rejoignent vers 20h. J’arrive au camping, Cathy veut aller faire Grotte nouvelle. Nous partons dans la nuit pour écumer toutes les routes autour du village car Cathy a quelques problèmes de mémoire. Nous finissons par revenir au camping chercher la fiche de la cavité. Sur le chemin, nous loupons une balise et nous nous retrouvons devant un trou : c’est le marteau, pas de chance. Nous redescendons et enfin l’entrée de grotte nouvelle s’ouvre devant nous. La visite est rapide et la grande salle vaut le déplacement.
Dimanche
La Cocalière, visite rapide avant de reprendre le chemin du retour. Je prends quelques belles photos dont je suis fier. Je rencontre les marseillais avec lesquels j’avais fait la traversée de la dent de Croll. Nous profitons au passage pour échanger nos mails car ils veulent venir dans le 06 pour faire le St Joseph. Ma cheville a bien gonflé et demande du repos.


02/04/05

week-end canyon chez Stéphane dit "Caracal". Le samedi nous allons faire Pissarote & Crapanoz. Deux grandes cascades (120 et 140) rendent le parcours très interessant. Nous descendons la 120 grace à 2 relais, lors du dernier tronçon, je me rend compte que la corde de 8mn est abimée : il faudra penser à la couper, le dernier descendra sur l'âme car la gaine à éclater sur 50cm ...(j'acheterai de 10,5: solide qui dure) Jusqu'à la dernière grande cascade, nous franchissons quelques ressauts peu interessants. Enfin les choses se corsent, la dernière grande marche. Un amarrage d'une broche nous permet d'atteindre la petite margelle du relais, point de vue imprenable sur la vallée. L'amarrage du relais est constitué d'une broche très longue pour éviter frottement mais dont la flexiblité est inquiétante... Ensuite c'est 120m à 10m de la paroie, inoubliable.

Nous enchaînons sur le furon express,canyon très court 150m. J'arrive au sommet d'un saut de 8m, je saute en pensant qu'il n'y a pas de danger.... mais la paroi de gauche verticale à la surface s'incline à 30° sous l'eau : je heurte violement le rocher avec mon pied gauche. A ce moment prècis je sais que pour moi c'est fini pour un bon moment. Cédrick tient absolument à m'emmener à l'hopital, mais au vu de l'attente (entre 4 & 5h) je décide de m'échapper car sinon je vais rater la petite fête chez Steph. C'est sur un pied que je rejoint l'acceuil pour leur rendre mon dossier et filer.

Le lendemain, Cédrick préfere rentrer sur Nice.

la bonne recette de la grand-mère à stéphane:

1 gros oignon
4 belles pommes de terre épluchées
4 oeufs
basilic, persil
sel, poivre
5 cl d'huile
Râper l'oignon avec la grille gros trous et les pommes de terre avec la
grille petits trous.
Mélanger avec les aromates. Verser dessus les oeufs battus en omelette avec un peu d'eau.
Saler, poivrer et bien mélanger le tout.
Faire chauffer l'huile dans la poële. Verser la préparation dans l'huile
chaude, remuer, les oeufs doivent être "pris".
Donner la forme d'une galette et laisser cuire d'abord à feu vif ( le fond
doit dorer) puis à feu doux à couvert pendant 10 à 15 mn.
Retournez à l'aide d'un grand couvercle et faire cuire le deuxième côté à
feu doux 10 à 15 mn.

Bon appétit!!!


31/03/05

Petit tour en vélo couché 145km

Je demarre sous le soleil jusqu'à Vence. Une fois au col, les nuages font leur apparitions. Je descends par Bouyon en direction de Roquestéron où je fais ma pause déjeuner. Je continue sur Aiglun , la pluie commence à faire son appartion. Elle devient plus importante au Mas, je décide de garder mes affaires bien au sec pour la descente et de continuer en tenue courte avec un coupe-vent. La pluie s'intensifie et la température descend sans que je m'en rende vraiment compte alors que la neige est présente sur les bords de la route. J'arrive enfin au col de bleine 1439m (température 2°). Je m'arrête pour me changer mais déjà je suis bien engourdi par le froid, la séance d'habillement avec les affaires sèches est très difficile. Je n'arrive pas à me réchauffer, je commence à descendre mais des tremblements incontrolés m'empêchent de descendre à plus de 10km/h. En quelques mètres, je suis pratiquement paralysé par le froid et commence à avoir la tête qui tourne. Je pense devoir mon salut à la maison de cantoniers du col où je frappe pour chercher asile, j'arrive à peine à articuler un mot. Les propriétaires très étonnés me font entrer et m'installent devant la cheminée pendant qu'ils me font chauffer de l'eau pour le thé. C'est à ce moment que j'apprends qu'il fait 2°. Une fois réchauffé , je passe un petit coup de fil à ma femme pour la prévenir de mon état puis je reparts sous la pluie toujours présente. Pendant la montée à Gourdon, la pluie devient mousson... Ma femme inquiete était venue à ma rencontre et m'attendais à Gourdon, ou elle m'obligea à monter dans la voiture.

Cette petite aventure me servira de leçon en ce qui concerne le vélo, la pluie et la résistance au froid. Même en spéléo, où j'ai passé des nuits sous la survie dans des conditions très difficiles, je n'ai jamais été dans cet état.En plus de ma couverture de survie habituelle s'emménerai à l'avenir mon petit réchaud à alcool solide et des affaires bien chaudes.


27/03/05

le fourchu

Aujourd'hui beaucoup de monde pour descendre sous terre : patricia, isabelle, cathy, ilan, jo, pascal. Nous n'irons pas dans l'amont pour faire les tirs car il y a trop d'eau. Ce sera une petite visite avec quelques photos. Je commence à réussir à convaincre toute la bande qu'il faut prendre les photos à l'aller, car nous dégageons moins de vapeur, et les galeries s'en trouvent moins embuées. Jusqu'au syphon aval, nous admirons le travail qui a été fait...sacré boulot. Il y a de l'eau de partout ce qui contribue à renforcer l'ambiance dans la cavité, par moment on croit faire du canyon. Avec ilan, nous nous attardons pour faire les dernières photos, je n'ai plus d'éclairage et me cogne violement la tête sur le plafond ce qui me faudra d'avoir mal aux cervicales pendant plusieurs jours. Heureusement que jo nous attend sinon je pense que l'on aurait mis un sacré bout de temps avant de sortir... Dehors quel bonheur, il fait encore jour : le changement d'heure ça a du bon.


26/03/05

St Tropez en vélo couché. 95 km. Avec Marie nous garons la voiture près de la base de loisirs de Fréjus. Nous profitons des quelques km de pistes cyclables disponibles en région PACA. Après St Aygulf, nous empruntons le chemin de l' ancien train des pignes jusqu' aux Issambres. A partir de là, nous roulons avec les automobilistes impatients car la circulation est très dense et dangereuse : ce qui déplait beaucoup à Marie car elle n'a pas grande habitude du bent dans les gros trafics routiers. Heureusement la piste cyclable de St maxime jusqu'àux marinas de cogolin, nous permet de souffler un peu. Nous nous faisons insulter dans le grand rond point de Cogolin mais on s' en fout : on a l' habitude... A la croix valmer, nous quittons la route principal : ouf il était temps. Le passage du col de collebasse 129m, nous demande quelques efforts. Nous rejoignons st tropez ou nous retrouvons nos chers automobilistes toujours aussi impatients. Le retour se fait par le même itinéraire.


12/03/05

escalade dans la salle au fond du cappuccino avec toute la bande. les varois sont venus aussi mais n'iront que dans la galerie fossile de -100. Jo nous réalise une superbe escalade dont il a le secret. le début est difficile car la roche est pourrie. La petite galerie à laquelle nous accédons se poursuit sur plusieurs dizaines de mètres pour se terminer sur un colmatage d'argile. Mais l'escalade nour permet de voir d'autres lucarnes dont une trés grosse, invisible du bas de la salle à cause d'un surplomb. Le perfo de Jo rend l'âme juste à la fin de l'escalade sans doute un problème de pignonerie.


06/03/05

petite sortie spéléo dans la glacière avec le club martel. La station de ski de la moulière est ouverte. La neige et la glace nous obligent à mettre une corde pour accéder à l'entrée de la grotte. Nous nous battons un peu contre la glace qui a partiellement fermée le trou, heureusement que nous avons un piolet. Nous sommes 13.... et allons jusqu'au salon puis un petit détour par la galerie des lacs. C'est la sortie idéale pour faire des photos, pas d'excités qui courent dans les méandes......avec qui j'ai l'habitude de tourner. Une fois dehors, nous attendons très très longtemps que les autres sortent. Apparement, une personne ayant mis son bloqueur de pied dans le puit chatière, c'est retrouvé dans une situation très périlleurse.....nécessitant l'intervention de plusieurs personnes.... pourtant au fond du trou, nous avions bien prévenu de ne pas utiliser cet accéssoire dans ce fameux puit.....


23/02/05

Andernos les bains, pour aller chercher le vélo de Marie.


19/02/05

j'accompagne laurent robin pour son étape Grasse-Castellane. L'aller se déroule avec alternance de soleil et nuages, une petite halte à Escragnolles pour boire une petite bière et c'est reparti. Je profite en hâte du festin qu'ont préparé les pompiers de Castellane car je dois revenir à Grasse. Ce retour se fera sous la neige, du col de Luens jusq'à St Vallier.


17/02/05

Avec Patrice, nous accompagnons Laurent Robin qui fait le tour monde couché pour Chloé debout jusqu'à Grasse, où ces collégues pompiers nous acceuillent avec beaucoup de gentillesse.

vidéo de l'étape Villefranche sur mer-Grasse


12/002/05

Nous retournons au cappuccino pour continuer la première. Cathy et Christophe font la topo. Nous descendons une série de puits, et nous arrêtons sur manque de cordes, nous avons utilisé tous les amarrages que j'ai fabriqué. Nous allons tous ensemble voir la grande salle et définir la meilleure solution pour atteindre les deux arrivées dont l'une est située au plafond. Sur le retour, je compte faire des photos avec Ilan mais apparement tout le monde est préssé de sortir...


05/02/05

On continue l'escalade au fond du cappuccino. Je monte en dernier pour rééquiper avec des plaquettes de ma fabrication, jo ayant besoin d'amarrages.nous parvenons enfin au sommet du puit. Il reste encore un ressaut de 5m à grimper, et il nous reste 2 fix, lionel prend ilan sur ces épaules pour poser le premier le plus haut possible. Ensuite, ils grimpent tous les deux sur l'amarrage et recommencent la manip, ce qui permet à ilan de sortir du puit et d'utiliser le dernier fix pour faire un amarrage en tête du puit. Nous nous engageons dans un réseau horizantal, très concrétionné. Il est impossible de progresser sans casser des concrétions de toutes sortes. Par endroit le plafon assez bas, nous oblige à ramper dans de beaux gours parsemés de cristaux magnifiques.Nous arrivons dans une belle petite salle très concrétionnée avec une arrivée d'eau qui continue dans un puit d'une dizaine de mètres. Une petite escalade en remontant l'actif, nous permet d'atteindre une grande salle 20x20x30. Après hurlements d'excitation et autres manifestations de joie, nous remontons. Dehors, il fait très froid , j'ai l'impression que l'eau que j'ai dans mes bottes va geler.Vivement l'été.


29 & 30/01/05

Week-end canyons dans les Cévennes.

Nous partons vendredi après-midi de bonne heure car météo-france annonce en fin d'après-midi, la neige sur le 06 . Difficile à croire, car nous aurons le ciel bleu jusqu'à valleraugue. Nous dormons finalement au gîte communal. Rendez-vous le samedi matin à 7h30 à l'Espérou, pour descendre les cascades d'orgon , il fait à peu près -10. Ensuite nous nous dirigeons vers les gorges du tapoul Il faut passer par la route du mont-Aigoual, heureusement que nous avons les chaines car celle-ci est bien enneigée. Nous nous équipons en hâte car il est 15h. Il y a énormément de glace et la sortie des vasques posent problèmes, vu l'heure tardive et la chute de la température ( bien, bien en dessous de 0°), nous décidons de renoncer avant qu'il ne soit trop tard.. Pour rentrer au gîte, nous sommes obligés de remettre les chaines sous les yeux étonnés des skieurs qui n'ont sans doute jamais vu des gens en combinaisons néoprènes à cet endroit, et en cette saison...

Le dimanche matin départ à 6h pour l'Hérault où le canyon de salhens nous attend. La marche d'approche avec un vent de plus 50 km/h et une bonne température négative ainsi que son bon dénivellé positf n'est pas des plus agréable surtout quelle dure plus de 1h45. La séance d'équipement est encore plus pénible que j'imaginai... Le canyon est entièrement gelé, et le moindre mètre à parcourir se fera sur corde... comme nous n'avons ni piolets, ni crampons, j'estime le temps de descente à plus de 8h, avec surement pas mal de spits à planter. Une fois n'est pas coutûme, on décide de renoncer. Retour par le même itinéraire avec un arrêt photo pour la grand cascade, entièrement gélée bien sûr et les deux vasques au-dessus sesont transformées en tobogan infernal.

Un repas pris à la hâte, et toute l'équipe se dirige vers rec grand , enfin un peu d'eau pour se mouiller et avoir l'impression de faire du canyon. Court mais sympathique. la marche de retour est assez raide surtout en combinaison néoprène, mais la température en desous de 0° n'insite pas à arborer une tenue légère...Il est 17h quand je suis de retour au parking amont. Tout le matériel que j'ai sur moi est entièrement gélé, j'ai beaucoup de mal à m'en débarasser.

Un au-revoir rapide et tout le monde se sépare de son coté.


15/01/05

Aven de la solitude avec cathy, ilan, pascal, jo et ses amis.

Je commence l'équipement, puis ilan et pascal prennent le relai pour que je puisse prendre des photos. Arrivés au fond du dernier grand puit, une petite pose en attendant ilan qui est allé voir le fond. Nous attendons les amis de jo qui ont équipé le réseau des marseillais par lequel nous devions remonter. Tout le monde remonte et je reste seul avec ilan, donc plus personne pour déséquiper à part nous....remontée tranquille avec petites poses photos. Il fait jour quand nous sortons, c'est si rare... j'essuie quelques critiques sur l'équipement et la qualité de mes cordes : ceux qui ne sont pas contents, n'ont qu'à pas descendre.

les photos


08/01/05

Escalade au fond du Cappuccino, avec Jo et Ilan. La première partie est assez facile, Jo en vient à bout en moins d' une heure, jusqu' au premier palier. Ce qui nous permet de voir que ce n' est pas un puit mais deux, dont les volumes sont énormes. Ce qui nous amène à penser que nous sommes dans le réseau principal et que le réseau de puîts du cappuiccino n' est qu' un affluent des grandes parties du fond. Cela faisait bien longtemps que je n' avais pas fait de première, quel plaisir. Ilan est très excité et propose d' annuler la solitude pour revenir continuer l'escalade.Ce qui lui vaudra d' essuyer mes jurons....


02/01/05

Canyon du moulin de Roubion

Le vestiaire n' est pas chauffé....nous sommes complètement gelés en descendant la pente pour accéder au canyon. Le fait de bouger et l' eau ayant assouplie les chaussures, nous sommes maintenant bien chauds. Le canyon a été entièrement ré-équipé, la trousse à spits restera au fond du kit. Je descend en premier la C56, ce qui me vaudra le plaisir de prendre pas mal de glace sur le casque. Le débit est au rendez-vous et donc l' ambiance aussi, il n'y a qu 'à regarder les photos. La suite se déroule tranquillement. Nous cachons le matos dans un petit coin et marchons jusqu'au départ pour retrouver la voiture qui est en plein soleil : ça c' est trop cool.

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